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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 05:31

salon-alco-photo-cedric-jacquotAu Salon des collectionneurs, toutes les obsessions sont permises. Certaines plus « lumineuses » que d’autres…

Il l’a toujours vu trôner au milieu du salon. Chez le grand-père d’abord, chez ses parents ensuite, et pour finir chez lui aujourd’hui. Cette énorme lanterne, protégée d’une grosse cage de verre et de cuivre signée de la manufacture Guichard et Couvrad, constitua autrefois l’une des principales sources de lumière qui baignaient les voyageurs arpentant nos vieilles gares. Chez les Simon, elle a été le témoin d’une lignée de cheminots, interrompue avec Alain qui a finalement fait carrière à la Sécurité sociale. Mais comme s’il fallait réparer cette « trahison », Alain Simon a décidé tardivement (plus ou moins au lendemain de la retraite) d’en faire l’objet d’une collection. Ce qui fait de lui un ferrovipathe. Mais attention, un ferrovipathe spécialisé. Si l’objet de ses désirs est bel et bien ferroviaire, Alain s’est surspécialisé dans les lanternes…

Trois pièces, c’est un début !

Alain Simon est l’un des petits nouveaux du salon ALCO, Association lorraine de la collection originale, qui réunit ce week-end quelque 76 exposants, fidèles en cela à une tradition désormais vieille de 26 ans. Où l’on découvre que tout, absolument tout, peut faire collection.

De la petite boîte d’allumettes à l’uniforme de 14-18 en passant par les figurines de Boule et Bill, les petites voitures, pins, cartes postales, monnaies diverses, jeux de cartes, rasoirs et sèche-cheveux. Sans parler du toujours intriguant sachet à vomi.

Alain Simon, lui, a plongé dans l’histoire ferroviaire par le biais de lanternes bientôt vieilles d’un siècle pour certaines. De celles que les cheminots portaient à bout de bras sur les quais, de celles installées dans les édifices ou encore directement sur la locomotive. On imagine si bien leur halo un peu blême dansant dans la brume d’un film de Marcel Carné…

« La plupart remontent à l’époque précédant la création de la SNCF, à savoir le 1er janvier 1938 », précise ce « jeune » collectionneur converti un peu par hasard. « Sur des brocantes, tout simplement. J’en ai trouvé deux-trois successivement, qui m’avaient plu à cause de l’histoire familiale, et parce que l’objet a une vraie valeur décorative. Or, trois objets, ça fait déjà un début de collection ! » Surtout qu’à l’époque, on trouvait encore assez facilement ces pièces sur les déballages et vide-greniers de la région. Alain ajoutait jusqu’à 6 nouvelles pièces chaque année à sa collection il y a dix ans. « Aujourd’hui, si j’en trouve deux par an, c’est déjà bien beau. »

Extinction des feux

Mais elles ne manquent pas d’éclat, une fois la remise en état effectuée (par ses soins !). Elles portent même fièrement la marque de l’histoire gravée en leur matière, qu’elle soit de simple ferraille ou du noble cuivre pour les plus vieilles.

Ici, on reconnaît les initiales de la compagnie Paris-Lyon-Méditerrannée ; là, celles de la compagnie de l’Est, ou encore de celles de l’Alsace-Lorraine. Toutes appelées à fusionner en 38 sous le seul sigle SNCF.

L’éclat de l’histoire toutefois n’ira pas jusqu’à éclairer son foyer, Alain ne s’aventurant jamais à allumer ces antiquités. « Pour les lampes à pétrole, passe encore, mais pour celles à l’acétylène, il faut opérer un mélange avec l’eau et ça, je ne m’y risquerais pas… » Il s’en est fait une raison, la lumière restera donc éteinte à la lanterne. Mais certainement pas la flamme…

Lysiane GANOUSSE

Le Salon des collectionneurs de l’ALCO est à nouveau ouvert aujourd’hui, de 9h à 18h, salle des fêtes de Gentilly à Nancy.

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Published by alconancy54 - dans articles
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